Journée - JOUR 38

Jour 38 2019-03-04 - Grèce-Turquie

Güneyli-Akçai
Les sifflements ont disparus, j'ai l'écho du vide dans les oreilles. Gérard vient frapper a ma porte a 7h30. Son planning de voyage est serré, il doit parcourir 250 a 300 km par jour, ce qui impose un départ matinal. Il a la gentillesse de me prendre a bord de son véhicule, je me dois de respecter ses règles. Le petit déjeuner est servi dans la grande salle chauffée par le gros poêle. Olive, fromage, œuf dur, omelette, miel... agrémentent le plateau, celui-ci est accompagné de thé et de café. Nous mangeons en projetant l'étape de la journée.
Je récupère mes affaires dans la chambre et rejoins Gérard aux 4x4, les patrons nous accompagnent chaleureusement, et nous saluent.
Nous quittons Guneyli en direction de Gelibolu, lieu d'embarquement pour traverser le détroit de Dardanelles qui sépare l'Europe de Asie, débouchant sur la mer Egée et sur la mer de Marmara.
Nous n'avons pas fait le change des euros en lires turque (LT) au la cabine abritant l'employé chargé de la vente des billets. Le ferry est à quai, la mer est belle et le soleil est au rendez-vous. De l’autre côté, il y a Canakkale et son cheval de Troie. Depuis mon enfance et les cours d’histoire, cette légende alimente mon imaginaire. Je vais pouvoir aujourd’hui ressentir une émotion rare : Celle de toucher un mythe. Bien sûr, il s’agît de la copie d’une légende, mais pour la magie, je le crois authentique.

On retrouve la côte a Kuçukkuiu, après une longue Descente sinueuse, là où les montagnes arrondies rencontre la mer Egée. On fait une halte dans un super market pour préparer le bivouac du soir, puis arrêt un arrêt baignade dans une eau a 13° sur la plage couverte de petits bois rejeté par les flots et de posidonie séchées. On choisit d'avancer encore un peu pour accomplir notre quota quotidien de 200 km. Akçai est une station balnéaire longée par une belle plage de sable. Les maisons sont élevées d'un seul étage et les rues revêtues de pavés en béton.