Journée - JOUR 21

Jour 21 2019-02-16 - Albasan-Lin (Albanie) 78 km.

Ensoleillé.
Petite étape aujourd’hui, petite par la distance mais grande par les images. En pénétrant plus profondément dans le pays, l’Albanie me révèle ses secrets, pas toujours glorieux d’ailleurs comme ces innombrables bunkers, héritage de la dictature communisme. Au bord de la route, ses habitants proposent des produits très variés ( Miel, vin, concentré de prune, fruits secs, graine de sésame, pois chiches …) issus de leur production familiale. On trouve aussi la magie de la création comme ces cheminées d’usine tapissées de coccinelles -un clin d’ œil à la nature bafouée- ou encore l’exceptionnel lac d’Orhid, la perle des balkans sertie au milieu des montagnes enneigées et son authentique et pittoresque village de Lin tout droit sortie du XVIII é siècle. Les méthodes de pêche artisanales et mesurées maintiennent une faune abondante, mais pour combien de temps…le site est si extraordinaire que le réveil économique et touristique de l’Albanie lui sera fatal.
En quittant Albasan, je n’imaginais pas que la journée serait exceptionnelle. Certes le temps y est pour quelques choses. La route qui remonte le long du fleuve Skhumbin s’élève lentement e, même temps qu’une ancienne voie ferrée aujourd’hui abandonnée. Ce chemin de fer servait aux transports des minerais extrait sur les contreforts bordant le lac d’Orhid.
Puis la pente s’accentue après Prrenjas et passe un col à 800 m d’altitude, là la route se sépare pour offrir une direction vers la frontière de la République de Macedoine situé à 2 km. C’est de là que l’on peut admirer un premier panorama sur le lac d’Orhid. Dans la descente, une surlargeur de la route permet de profiter de la vue en toute sécurité et sous un angle mettant en valeur le relief enneigé et l’immensité du lac.
Puis on découvre le très jolie village de Lin. J’y laisse le triporteur, sors mon vélo et profite de ce milieu d’après-midi pour rouler jusqu’ à Pogradec à 20 km, petite station balnéaire au sud du lac.
De la plage, on admire la hauteur des montagnes situées sur la vie macédonienne. Sur le retour par la nouvelle piste cyclable qui longe la route récemment élargie et aménagée, j’ai l’occasion de tenter de bavarder avec les pêcheurs qui a cette heure de la journée embarquent sur leur petite barque pour la pêche à la palangrotte. Je n’ai pas vu de gros bâteau équipé de chaluts, seulement des barques de pêche artisanale.
Je retrouve mon véhicule, charge mon vélo et regagne l’hôtel Lin, niché à l’extérieur d’un virage de la route qui quitte le lac.